Acteurs du libre il y a 10 ans

Parmi les acteurs du logiciel libre on peut distinguer deux grandes familles d’acteurs :

  • Les communautés d’intérêt à but non lucratif,
  • Les acteurs à vocation commerciale.

Les communautés d’intérêt, sans but lucratif, sont structurées pour valoriser un savoir faire ou mener à bien un projet technique, comme la fondation Apache, qui a développé le serveur d’applications web du même nom. Certaines communautés sont aussi menées par des individus isolés, des groupes d’étudiants, de chercheurs…

Editeurs et SSLL

Au sein de la catégorie des acteurs à vocation commerciale, le découpage se fait en
trois catégories :

  • Les éditeurs pure players de l’Open Source,
  • Les SSLL,
  • Les éditeurs proposant libre et non libre.

Les éditeurs que l’on appelle pure players de l’Open Source, ou parfois « à ADN libre », tels que MySQL, JBoss ou RedHat, organisent eux même leur communauté de développeurs, distribuent leurs logiciels gratuitement et se rémunèrent généralement sur le conseil aux utilisateurs.

Les SSLL (ou SS2L) sont des sociétés de services du logiciel libre, telle que Linagora. Elles exercent une activité classique de services informatiques (études, conseil, intégration, support,…), mais dans le logiciel libre. Certaines jouent aussi un rôle d’éditeur (IdealX). Rien que de 2004 à 2007, c’est plus de 300 SSLL qui se sont créées.

Les éditeurs dis à « à ADN multiple » sont à la fois sur le front des logiciels à licences propriétaires et dans le monde du libre. On peut citer les géants américains Sun Microsystems, IBM ou Novell, qui distribuent leurs logiciels soit sous licences Open Source, soit sous licences payantes, suivant les cas. Sun participe ainsi pour 80 % dans le développement de la suite bureautique libre Open Office, mais en distribue une version payante plus élaborée sous le nom de StarOffice. Leurs développeurs participent activement à certaines communautés.

Principaux éditeurs « pure players »

Véritables nouveaux entrants du marché les éditeurs pure players ont investi tous les segments du marché. Si leur nombre pullule, certains ont su se développer depuis quelques années et s’industrialiser. Arrêtons nous sur quelques exemples.

L’un des premiers à avoir cru en la viabilité du modèle purement libre est américain, se nomme Red Hat et est devenu une multinationale, le plus gros pure player de l’open source. Fondée en 1993 elle est spécialisée dans les distributions Linux pour devenir le premier distributeur mondial du système d’exploitation Linux. Son produit phare pour son développement fut donc Red Hat Enterprise Linux, destiné aux entreprises. Elle propose également des middlewares, des applications et des solutions de gestion. Les chiffres sont éloquents puisque l’entreprise comptait plus de 1100 salariés en 2006 et 7000 en 2015, et déclare un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros. Ses résultats montrent l’accélération de la croissance de l‘Open Source, le chiffre d’affaires est passé de 196 millions d’euros en 2005 à 278 millions d’euros en 2006, soit 37% de mieux, avec un résultat net 2006 avoisinant les 80 millions d’euros là où il était de 45 millions d’euros en 2005. Et attention, 2 milliards de CA en 2015 pour 200 millions de résultat net. 2006 fut également une année d’acquisition puisque la société JBoss Inc. avait été racheté par Red Hat, ce qui permet à cette dernière de détenir un serveur d’application J2EE (Java 2 Enterprise Edition) entièrement libre. Le fonctionnement de Red Hat s’articule autour du code ouvert de ses produits, du développement communautaire de grande envergure pour régler les divers problèmes, des services qualité client et d’un système d’assistance par abonnement.

Concernant les projets de logiciels de gestion libres, le plus remarqué et le plus cité, demeure Compiere. Outre ses nombreuses fonctionnalités ERP, le logiciel offre aussi plusieurs domaines de gestion complémentaires: finances, mais aussi relation client, logistique, e-commerce, etc. Ce projet est né en Allemagne, il a été mis au point à l’origine par l’ingénieur Jorg Janke (un ancien d’Oracle). Le premier pilote de Compiere a été installé en 2000, au sein de Goodyear Allemagne. Le siège de la société est désormais hébergé au sein d’une pépinière d’entreprises de l’Université de Portland, en Oregon (Etats-Unis). Compiere dispose de partenaires privilégiés qu’elle certifie. Le progiciel est suivi sur toute la zone francophone (continentale) par la société de services Audaxis qui assure la diffusion, l’intégration et la personnalisation et dont 70 % des clients sont des PME. Le logiciel ne cible en effet pour le moment que les organismes de taille modeste, son efficacité étant encore considérée comme limitée par les grandes entreprises. Néanmoins, l’ERP Compiere est désormais certifié pour fonctionner avec une bases de données propriétaire. Compiere se rémunère sur les formations et le support technique proposés à ses partenaires, comme c’est le cas avec Audaxis. En contrepartie, elle se concentre sur ses activités de recherche et développement pour offrir une solution la plus complète et la plus évolutive possible. En juin 2006, l’éditeur a su lever 6 millions de dollars auprès de la société en capital risque NEA (New Enterprise Associates). Compiere est le parfait exemple du développement des logiciels à applications métier. Mais en 2010, Consona rachète l’éditeur de l’ERP Compiere.

Editeur français, à la base, spécialisé Open Source parmi les plus en verve, et avec un effectif approchant les 60 personnes, Talend fut fondé en septembre 2005 par deux consultants issus d’un intégrateur spécialisé dans les logiciels d’intégration de données. Talend commercialise un ETL (Extraction, Transfert, Chargement de données) Open Source et utilise une licence hybride, c’est une GPL pour le moteur et une licence propriétaire pour les développements spécifiques, ce qui permet de réduire les frais de développement (à la manière de MySQL AB). Un des avantages de Talend réside dans l’interopérabilité. Il génère du Perl, Java ou du MySQL, faisant appel à des connecteurs Open Source là où un connecteur propriétaire de SAP est tarifé 100 000 €. En Mai 2006, l’éditeur a réalisé une première levée de fonds à hauteur de 2,1 M€ auprès de Galileo Partners, ce qui lui a permis de mettre en place un véritable service R&D. Dès 2007, 70 % des dépenses sont consacrés à la R&D. Et à l’occasion du salon Paris Capitale du Libre du mois de juin 2007, une seconde levée de fonds de 2,6 M€ a été réalisée auprès de ses actionnaires historiques que sont Galileo Partners et AGF Private Equity. Le but avoué était d’accélérer l’implantation aux Etats-Unis, marché qui génère déjà 40 % de l’activité de Talend qui avait ouvert une filiale en Californie en mars 2007. D’autres projets de développement sont en cours également en Europe. En 10 ans, beaucoup d’évolution puisque le siège social est désormais en Californie mais Talend se porte biene, témoigne ses 500 salariés en 2015. Désormais, l’éditeur de logiciel spécialisé dans l’intégration des Big Data2. La société fournit des logiciels et services dans les domaines du Big Data, du Cloud3, de l’intégration de données, de la gestion des données, du Master Data Management (gestion des données de référence), de la qualité de données, de la préparation des données et de l’intégration d’applications.

On voit donc que par le libre des éditeurs ont su se développer et devenir respecter mondialement à l’image de Red Hat. On remarque que les ERP, à l’image de Compiere, se développent et feront bientôt figure de vrais concurrents aux ERP en place. En France, l’exemple de Talend illustre la possibilité pour un éditeur français d’atteindre le marché américain via un produit basé sur du libre.

Les SSLL

Le service informatique devenant plus prépondérant dans le modèle libre, c’est tout naturellement que des sociétés de services spécialisés dans le logiciel libre ou SSLL se sont développées. L’historique Linagora et l’atypique IdealX sont parmi les fers de lance.

Le français Linagora est ses fondateurs Zapolsky et Maudet ne sont autres que les inventeurs du concept de SSLL. Précurseur, Linagora est un intégrateur de référence sur le marché des logiciels libres. Elle accompagne ses clients dans leurs projets d’industrialisation de solutions libres. La création de l’entreprise intervient en 2000, son siège social est implanté à Paris et possède également une agence à Lyon rapidement. En 2006, elle compte 65 personnes, pour un chiffre d’affaire 2006 de 4,2 millions d’euros et pour un résultat net supérieur à 1 million d’euros. Sa base clients dépassait les 500 unités. La société francilienne propose aux grandes entreprises une garantie de maintenance et d’évolution des logiciels (Open Source Software Assurance) qui leur permet de disposer d’un catalogue de 150 logiciels libres prêts à l’industrialisation. De plus, confirmant sa volonté de devenir fin 2007 le leader du logiciel libre en France, en effectif et en chiffre d’affaire, au cours de la première moitié du mois de juillet, Linagora a racheté l’éditeur AliaSource basé à Toulouse. L’entreprise toulousaine de 35 personnes, avait pour elle un chiffre d’affaires prévisionnel de 2,5 millions d’euros en 2007, mais aussi sa solution de messagerie électronique OBM qui comptait près de 500 000 utilisateurs dont de gros clients tels que les ministères de l’Intérieur et de la Défense, la gendarmerie, l’assemblée nationale, l’Inserm etc.
Entre 2008 et 2010, Linagora continua sa stratégie de croissance externe, consolidant cette position pour occuper la même place. En 2008, elle s’implante en Belgique, puis aux USA en 2010, avant le Canada, la Tunisie, le Vietnam… pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2013 et 150 salariés aujourd’hui.

Plus atypique, le cas de IdealX met en avant une pratique qui pourrait donner des idées. La SSLL est en effet devenu également éditeur, proposant son expertise indéniable sur son
propre logiciel. IdealX a été créée en février 2000 avec pour objectif de devenir le partenaire open source de référence des grands comptes et administrations venant en chercher en IdealX la sécurité de leur système d’information. Le moins que l’on puisse dire est que les premiers clients sont prometteurs, avec pour noms Total, Décathlon, Gan Patrimoine, Direction Générale des Impôts, Conseil Général du Val-d’Oise, CEA, Inserm, Banque de France, et d’autres. Un des produits proposés par IdealX, Open trust est très orienté sécurité en ce qui concerne la gestion de certificats numériques, de cartes à puce, l’échange sécurisé ou les signatures électroniques par exemple. Les solutions ont été industrialisées, avec un pack d’installation contenant le CD clé en main, la documentation formalisée étape par étape, et toute la documentation d’utilisation des différents opérateurs, avec l’intégration et le transfert de compétences assurés par IdealX. La société use d’un nouveau modèle pour commercialiser son logiciel, grâce à une très bonne maîtrise de l’aspect communautaire. Le logiciel libre a un ou deux ans de retard sur la solution qui est vendue, ce qui permet de le diffuser tout en gardant de la valeur ajoutée au produit payant.
Le chiffre d’affaires 2006 d’IdealX tirés de l’Open Source était d’environ 10 millions d’euros, et, détenu par des fonds de la caisse des dépôts, l’entreprise semble en mesure de s’inscrire dans la durée avec ses clients. Et en 2007, changement, IdealX décide miser sur la réputation de son logiciel et change de nom pour se faire appeler Open Trust ! La suite plus alambiquée encore, puisque Open Trust est désormais scindé entre IDnomic et DocuSign.

Le marché français regorge de SSLL, ces deux exemples placent l’hexagone parmi les territoires dynamiques en la matière. Les logiciels libres sont une véritable aubaine pour les sociétés de services en informatique. Ces SSLL pourraient être de bons partenaires pour un éditeur se lançant dans le libre.

Crédibilité du FLOSS

Free Libre Open Source Software ou FLOSS, nouveau terme de la commission européenne pour parler des logiciels libre

Si les nouveaux entrants sur le marché des logiciels ont su apporter de l’innovation ou au moins une concurrence aux leaders sous licences propriétaires, il fallait à n’en pas douter l’entrée de grands noms de l’informatique pour apporter le crédit ou la reconnaissance nécessaire à une éclosion plus rapide de l’univers libre.

Les grands comptes donnent du crédit à l’Open Source

Les grands acteurs du logiciel propriétaire s’ouvrent peu à peu au monde du libre, et pour certains cela fait déjà quelques années. Des sociétés comme Oracle, IBM, Sun, HP, Bull, Sony, Philips, Novell, etc. sont des investisseurs importants pour le libre.
Sun a ouvert le code de son logiciel Star Office qui est devenu Open Office. Netscape a fait de même avec ce qui est devenu le moteur Mozilla Firefox. Adobe a rendu libre Flash afin de diffuser sa technologie. IBM a par exemple fait basculer Visual Age qui était sous licence propriétaire sous licence libre en lui donnant le nom de Eclipse. Pour IBM cela lui offre, en plus d’être un choix stratégique, une publicité non négligeable avec des retombées à plus long terme qu’une campagne classique.
L’intérêt des grands noms de l’informatique pour le libre lui apporte une certaine légitimité dans le monde entier et montre qu’il ne s’agit plus de développement « au fond d’un garage » mais bel et bien d’une industrialisation des logiciels libres. Les petits éditeurs pourraient avoir le même intérêt que les grands groupes à évoluer vers les logiciels libres, notamment lorsqu’ils ne sont pas leaders sur leur marché. C’est en effet l’une des grandes motivations de ces grands noms de l’informatique.

Pour IBM et sa plate forme Visual Age devenu Eclipse, ce fut surtout pour eux l’occasion d’inonder le marché du produit Eclipse. Sur Eclipse il propose des services pour se rémunérer, et aussi un produit complémentaire, sous licence propriétaire cette fois, nommé Websphère. Le développement de Websphère est de plus facilité par le fait qu’IBM peut s’appuyer sur les améliorations d’Eclipse en provenance de la communauté.
Le 13 novembre 2006, l’éditeur américain Sun Microsystems a décidé d’ouvrir le code de son langage de programmation Java et d’en proposer une distribution libre sous licence GNU GPL, en plus de la licence payante qui inclut le support. Le choix de la licence assurait à Sun que le code resterait ouvert et permettrait la diffusion de son langage. Le but est que le client ait plus facilement accès à ce nouveau langage, essaye par lui-même la version libre et ensuite se tourne vers la version payante qui inclut le support.

Ces exemples concernent généralement des produits qui n’étaient pas ou plus leaders sur leur marché, ou qui étaient menacés. Ils étaient peu rentables ou peu pérennes sous le modèle classique de licence propriétaire. Le passage sous licence libre a permis à ces grands groupes de changer le modèle économique des produits concernés et de les relancer sur le marché.
Autre avantage, ces groupes partagent des investissements en R&D en s’associant sur un projet commun. Par exemple, IBM, Sun et d‘autres sont des investisseurs du logiciel Eclipse. IBM paye des salariés uniquement pour travailler sur ce projet.

Ces grands groupes qui ouvrent le code de certains de leurs logiciels apportent du crédit au modèle libre, on parle d’industrialisation du phénomène. La qualité de l’offre en logiciels libres est prise davantage au sérieux par le grand public et les institutionnels. De plus, ils servent d’exemples aux plus petits éditeurs, rassuré sur la réalité commerciale des licences libres.

En France, les grands s’impliquent à leur tour et des organismes reconnus se créer.

Outre l’intérêt des géants de l’informatique, celui de grandes institutions que nous avons abordé dans notre dossier logiciel libre, telle que la demande en logiciels libres par les grandes administrations françaises, a contribué à la crédibilité de ce « nouveau » mode de diffusion des logiciels. Ses partisans, ses acteurs, sont de plus beaucoup plus structurés que par le passé.

En France toujours, même s’il s’avère au final non labellisé en tant que pôle de compétitivité, le pôle sur le thème des logiciels libres s’est vu intégré à Paris au pôle Systematic Paris-region, afin de saisir l’opportunité pour les éditeurs français de rivaliser sur le marché internationale. D’après le premier ministre de l’époque, cette intégration, plutôt que l’indépendance, est là pour lui offrir « la visibilité internationale et la taille critique suffisante », c’était il y a 10 ans…

Les grandes SSII du territoire français ont aussi su se diversifier à la hauteur du phénomène libre. Les SSII classiques semblent en effet avoir bien assimilés les opportunités du libre et proposent désormais un service de qualité équivalente sur le propriétaire et sur le libre. Selon les estimations 2007 du cabinet Pierre Audoin Consultants, la plupart des grandes SSII trustaient les premières places dans les services liés au logiciel libre. Les SSII embarquent depuis longtemps des briques libres dans des solutions plus complexes. Mais le logiciel libre était jusqu’il y alors géré sans réelle stratégie de développement ou packaging des offres. Les choses ont changées. Capgemini France disposait dès 2006 d’environ 350 personnes dévolues aux technologies du libre, réparties dans ses cinq centres de compétences « nouvelles technologies » (sur 1 500 salariés au total). En 2007, la première SSII française proposait une offre de bout en bout : étude d’opportunité, veille, qualification de composants en amont, mais aussi déploiement, intégration et, plus récemment, support et maintenance de briques agglomérées en fin de chaîne. Autre SSII, Unilog affichait (avant son absorption par Logica) également un centre de compétences en logiciels libres d’une centaine d’ingénieurs, tandis que Atos Origin et Bull (passée sous controle d’Atos en 2013) sont deux SSII qui réalisent aussi de forts revenus via les logiciels libres. Thales Services est aussi un acteur prépondérant avec à peu près 400 développeurs dont une centaine en France qui participent à l’élaboration de solutions libres. Le laboratoire de recherche du groupe dédié à la sécurisation des systèmes d’information complexes (Theresis) dispose d’une unité logiciel libre d’une vingtaine de personnes, ouverte en 2004. « Le logiciel libre n’est plus une exception technologique. Nous sommes capables de délivrer le même niveau de service – en intégration et en maintenance – tant pour des composants Open Source que pour des composants propriétaires », revendique d’ailleurs Grégory Lopez, responsable du centre de compétences Open Source de Thales.

A Paris également s’est tenue en juin 2007 pour la deuxième année et donc deuxième édition, « Paris Capitale du Libre », c’est d’ailleurs à cette occasion que l’ASSLL est devenue la FNILL. L’ASS2L était l’Association des Sociétés de Services du Logiciel Libre, elle compte une soixantaine d’adhérents, Linagora en tête. 6 nouvelles adhésions de grandes SSII Sopra, Unilog, Unisys, Steria, Osiatis, et Cap Gemini ont été annoncées lors de Paris Capitale du Libre. Ce changement important fut l’occasion du passage à la FNILL, Fédération Nationale de l’Industrie du Logiciel Libre. Cette structure se veut plus représentative des divers acteurs qui la composent. En accueillant tous les fournisseurs et les grands utilisateurs, elle démontrerait l’importance du mouvement des logiciels libres. Ces 6 grosses SSII souhaitaient mettre en lumière leur activité dans le milieu, promouvoir leur implication dans le domaine de l’Open Source, et gagner de la visibilité auprès de leur clientèle, d’où leur adhésion à la FNILL. A signaler que l’on peut compter également IBM au sein de cet organisme, ce qui contribue encore si besoin est à montrer le sérieux de la montée en puissance e l’Open Source.

Plus localement on remarque que des groupements provoqués par l’émergence de ce courant nouveau se structurent. Sur la région nantaise, le regroupement Alliance Libre peut se venter de rassembler plus d’une centaine d’acteurs locaux, des experts du libre mais aussi des sociétés ayant un département logiciel libre. Ces entreprises ou autres peuvent alors mettre en commun leur savoir faire face à la demande des clients qui est parfois très diverse.

La prise de position des grandes SSII françaises démontre le potentiel commercial du libre. La mise en place de la FNILL notamment confirme le fait que le milieu se structure, et la présence de grands noms non spécialisés dans l’Open Source rassure sur son potentiel commercial.

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